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Wix, Squarespace ou sur mesure ?
Nous sommes juges et parties : nous vendons du sur-mesure. Raison de plus pour dire précisément dans quels cas les constructeurs en ligne sont le bon choix.
Publié le 12 septembre 2026 · lecture 7 min
Autant le dire d'entrée : nous vendons des sites faits à la main. Un comparatif écrit par nous n'est donc pas neutre. Nous allons quand même essayer d'être exacts, parce qu'il y a de vrais cas où un constructeur en ligne est la meilleure décision, et que vous perdriez votre argent chez nous.
Ce que Wix fait très bien
- Démarrer aujourd'hui sans personne. Vous pouvez avoir un site en ligne dans l'après-midi, seul, sans compétence.
- Tout au même endroit. Domaine, hébergement, certificat, formulaires, boutique, réservation, newsletter : une seule facture, un seul mot de passe.
- Modifier soi-même, vraiment. L'éditeur est très permissif : on déplace un élément où l'on veut.
- Les fonctions de métier. Prise de rendez-vous, planning de cours, réservation : disponibles en quelques clics, alors que les redévelopper coûterait des milliers de francs.
Ce que Squarespace fait très bien
- Le résultat visuel par défaut. Les gabarits sont plus soignés et plus difficiles à casser. Pour un photographe, un architecte, un restaurant, le rendu est bon sans direction artistique.
- La cohérence. Le système de styles global évite le site qui part dans douze directions au bout de six mois.
- La vente de petits catalogues. Une vingtaine de produits ou quelques prestations : c'est propre et suffisant.
Là où les deux coincent
La vitesse. Ces plateformes chargent beaucoup de code pour rester modifiables dans le navigateur. Sur un téléphone en 4G, cela se voit. La vitesse est un critère de classement Google, et surtout un critère d'abandon : le visiteur ferme avant d'avoir vu votre offre.
La sortie. C'est le point le plus sérieux et le moins discuté. Vous ne pouvez pas emporter votre site : on récupère généralement ses textes, ses images et son nom de domaine, mais pas la mise en page. Changer de plateforme, c'est refaire. L'abonnement n'est donc pas seulement un loyer, c'est un coût de sortie qui grandit avec le temps.
Le référencement fin. L'essentiel est accessible (titres, descriptions, adresses de pages). Ce qui l'est moins : le contrôle précis du balisage, des données structurées avancées, de la gestion du multilingue. Pour un site local, ça passe. Pour une stratégie de contenu ambitieuse, ça freine.
Le multilingue. Possible, mais c'est souvent la partie la plus pénible — et en Suisse romande, c'est rarement optionnel.
Le prix qui monte. Le tarif d'appel ne comprend presque jamais ce qu'il vous faut. Les fonctions utiles (boutique, réservation, suppression de la publicité, adresses e-mail) sont sur des paliers supérieurs, et les paliers augmentent avec les années.
Ce que le sur-mesure fait très bien
- La vitesse. Un site statique bien construit se charge quasi instantanément et n'a besoin d'aucun entretien technique.
- Vous appartenir. Les fichiers sont à vous, chez l'hébergeur que vous voulez, et transférables ailleurs.
- Dire exactement ce que vous voulez dire. Aucun gabarit à contourner.
- Le coût de fonctionnement. Souvent le prix du domaine, et rien d'autre.
Et ses limites, qui sont réelles : vous dépendez de quelqu'un pour les modifications lourdes, il faut un brief au départ, et les fonctionnalités de métier (réservation, agenda, boutique) sont un budget séparé au lieu d'être incluses.
Le coût réel sur trois ans
À titre d'ordre de grandeur, pour une PME romande, aux prix constatés en 2026 — les tarifs des plateformes évoluent, vérifiez-les :
- Constructeur en ligne, formule qui convient à une entreprise — autour de CHF 20 à 35 par mois, soit CHF 720 à 1 260 sur trois ans, plus votre temps de fabrication, plus les paliers si vous ajoutez la boutique ou les e-mails.
- Forfait fait à la main — CHF 290 à 690 une fois, plus une dizaine de francs de domaine par an, soit CHF 320 à 720 sur trois ans.
- Sur-mesure d'agence — CHF 5 000 et plus, justifié quand le site est un canal de vente principal.
Sur trois ans, l'écart entre un abonnement et un forfait est donc faible ; sur six ans, il s'inverse nettement. Ce qui départage n'est pas le prix : c'est la propriété et la vitesse.
Comment choisir, en trois cas
Prenez un constructeur en ligne si vous avez besoin d'une réservation ou d'un agenda tout de suite, si vous prévoyez de modifier votre site chaque semaine vous-même, ou si vous testez une activité dont vous ne savez pas encore si elle tiendra.
Prenez un forfait fait à la main si votre site doit surtout convaincre et faire décrocher un téléphone, si vous ne voulez pas d'abonnement, ou si votre visibilité locale compte plus que la liberté de tout déplacer.
Prenez une agence si votre site est le canal de vente principal et qu'un point de conversion gagné se chiffre en dizaines de milliers de francs.
Une chose à faire dans tous les cas
Achetez votre nom de domaine à votre nom, sur un compte qui vous appartient, quelle que soit la solution retenue. C'est le seul élément irremplaçable : un site se refait, une adresse qui a dix ans d'historique, non. Si votre domaine est aujourd'hui au nom d'un prestataire, voici comment le récupérer.
Et si vous voulez savoir dans quel cas vous tombez, décrivez-nous votre situation en trois lignes : on vous le dit, y compris quand la réponse est « prenez un abonnement, ça vous suffira ».
Questions fréquentes.
Les questions qu'on nous pose sur ce sujet, avec la réponse courte.
Peut-on récupérer son site en quittant Wix ou Squarespace ?
On récupère ses textes, ses images et son nom de domaine, mais pas la mise en page : changer de plateforme implique de refaire le site.
Un site sur mesure est-il plus rapide qu'un site Wix ?
En général oui : un site statique fait à la main charge beaucoup moins de code, parce qu'il n'a pas à rester modifiable dans un éditeur en ligne.
Quelle solution coûte le moins cher sur trois ans ?
Un forfait unique avec un simple nom de domaine à entretenir reste généralement sous le total d'un abonnement mensuel sur trois ans, et l'écart se creuse ensuite.
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