Tarifs
Combien coûte vraiment un site web en Suisse ?
Réponse courte : entre CHF 300 et CHF 30 000. L'écart n'est pas une question de qualité, c'est une question de ce qu'on achète. Voici comment lire un devis.
Publié le 12 septembre 2026 · lecture 7 min
Personne ne répond jamais à cette question, et c'est agaçant. Alors commençons par le chiffre : en Suisse, en 2026, un site web professionnel pour une PME se paie entre CHF 300 et CHF 30 000. Cet écart de un à cent n'est pas un écart de qualité. C'est un écart de périmètre — et surtout d'heures humaines facturées.
Le reste de cet article sert à savoir dans quelle fourchette vous vous situez, et à ne pas payer une fourchette pour obtenir le contenu de la précédente.
Les quatre fourchettes du marché suisse
De CHF 0 à 500 — vous faites vous-même. Un constructeur en ligne, un modèle du catalogue, vos textes, vos photos. Le coût réel n'est pas l'abonnement, c'est votre week-end. Comptez de vingt à quarante heures pour un résultat honnête, davantage si vous découvrez l'outil. Viable si votre site n'est qu'une carte de visite.
De CHF 300 à 1 500 — le forfait. Un professionnel travaille sur une structure qu'il a déjà éprouvée, vous remplissez un brief, il livre en quelques jours. C'est là que nous nous situons, avec des forfaits fermes à CHF 290, CHF 490 et CHF 690. Le prix tient parce que le périmètre est fixé d'avance, pas parce que le travail est bâclé.
De CHF 3 000 à 12 000 — le sur-mesure d'indépendant ou de petit studio. On repart d'une page blanche : ateliers, arborescence, maquettes, allers-retours, intégration. Deux à huit semaines. C'est le bon budget dès que votre site doit faire quelque chose de particulier — un configurateur, une réservation, un catalogue qui bouge.
De CHF 15 000 à 30 000 et au-delà — l'agence. Stratégie, direction artistique, rédaction, développement, suivi, et plusieurs personnes autour de la table. Justifié quand le site est un canal de vente principal et qu'un point de conversion gagné vaut plusieurs dizaines de milliers de francs par an.
Ce qui fait vraiment monter la facture
Ce n'est presque jamais le design. Ce sont, dans l'ordre :
- Les allers-retours non bornés. Un projet sans périmètre écrit dérive, et la dérive se facture à l'heure. C'est le premier poste caché de tous les devis.
- Le contenu. Si l'agence doit écrire vos textes, interviewer vos équipes et faire venir un photographe, vous financez trois métiers, pas un.
- Les fonctionnalités. Paiement en ligne, espace client, réservation, synchronisation avec votre logiciel de gestion : chacune est un petit projet.
- Le multilingue. Chaque langue ajoute de la traduction, de la relecture et une maintenance qui se démultiplie.
- Le CMS. Rendre un site modifiable par vous double souvent le temps d'intégration. Utile si vous publiez chaque semaine, inutile si vous changez un numéro de téléphone une fois par an.
Les frais annuels que personne ne chiffre
Le devis de création est la moitié de l'histoire. Ce qui revient chaque année, en Suisse, aux prix courants de 2026 :
- Nom de domaine en
.ch— une dizaine de francs par an. Un.com, une quinzaine. - Hébergement — de CHF 0 pour un site statique sur une plateforme comme Netlify ou Cloudflare Pages, à CHF 200–400 par an pour un hébergeur suisse mutualisé, davantage pour un serveur dédié.
- Adresses e-mail professionnelles — de CHF 60 à 150 par an et par boîte selon le fournisseur. C'est souvent la surprise.
- Certificat HTTPS — gratuit aujourd'hui (Let's Encrypt), et automatique chez la plupart des hébergeurs. Si on vous le facture, demandez pourquoi.
- Maintenance — de CHF 0 pour un site statique à CHF 600–1 800 par an pour un WordPress qu'il faut mettre à jour, et qu'il faut bien mettre à jour : c'est la première cause de piratage de sites de PME.
Autrement dit : un site à CHF 2 000 qui coûte CHF 1 200 par an en entretien est plus cher, sur cinq ans, qu'un site à CHF 5 000 qui ne coûte que son domaine.
Ce qu'un forfait ferme change
Un prix ferme déplace le risque. Si le projet prend plus de temps que prévu, c'est le problème du prestataire, pas le vôtre. En échange, le périmètre est écrit avant de commencer : nombre de pages, nombre de langues, ce qui est compris, ce qui fait l'objet d'un devis séparé.
C'est ce cadre qui nous permet d'annoncer une grille publique et une livraison dès deux jours ouvrés à partir du brief complet, avec trente jours de révisions illimitées et un remboursement intégral si le résultat ne vous convient pas. Les conditions générales le disent noir sur blanc, ce qui est le seul endroit où une promesse commerciale vaut quelque chose.
Combien faut-il prévoir, concrètement
- Artisan ou indépendant, une page qui présente et fait appeler — CHF 300 à 800 de création, moins de CHF 50 par an.
- PME de services, quatre à six pages, une langue — CHF 500 à 2 500 de création.
- PME romande qui doit exister en français et en allemand — CHF 700 à 4 000, la traduction pesant plus que le design.
- Commerce avec vente en ligne — CHF 3 000 à 15 000, et un vrai budget de temps pour le catalogue.
Si vous hésitez entre deux fourchettes, la question utile n'est pas « quel budget ai-je ? » mais « combien vaut un client pour moi ? ». Un cabinet dont un client vaut CHF 3 000 rentabilise un site à CHF 5 000 avec deux clients. Un commerce dont le panier moyen est de CHF 40 doit raisonner autrement.
Trois questions qu'on nous pose
Un site à CHF 290, c'est possible ou c'est un appât ?
C'est possible à trois conditions : une page et non huit, une structure déjà éprouvée plutôt qu'une page blanche, et un brief que vous remplissez vous-même. Retirez une de ces trois conditions et le prix double. Notre Landing Pro dit exactement ce qu'elle contient et ce qu'elle ne contient pas.
Pourquoi deux devis pour le même site varient du simple au triple ?
Parce qu'ils ne décrivent pas le même travail. Comparez le nombre de pages, le nombre de cycles de correction inclus, qui écrit les textes, qui fournit les photos, et ce qui se passe si vous changez d'avis. Neuf fois sur dix, l'écart est là et non dans le talent.
Faut-il payer un abonnement mensuel ?
Uniquement si vous recevez quelque chose chaque mois — des modifications, une surveillance, un rapport. Un abonnement qui ne finance que l'hébergement d'un site statique se remplace par une dizaine de francs de domaine par an.
Questions fréquentes.
Les questions qu'on nous pose sur ce sujet, avec la réponse courte.
Combien coûte un site web pour une PME en Suisse ?
Entre CHF 300 et CHF 30 000 selon le périmètre. Un forfait pour un site vitrine de une à sept pages se situe entre CHF 300 et CHF 1 500 ; un projet sur mesure avec fonctionnalités démarre autour de CHF 3 000.
Quels sont les frais annuels d'un site web ?
Le nom de domaine (environ CHF 10 par an en .ch), l'hébergement (de gratuit pour un site statique à CHF 400 par an), les adresses e-mail professionnelles (CHF 60 à 150 par boîte et par an) et la maintenance si le site tourne sur un CMS.
Un forfait ferme est-il moins cher qu'un devis à l'heure ?
Pas systématiquement, mais il est prévisible : le périmètre est écrit avant de commencer et un dépassement de temps est à la charge du prestataire.
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